jeudi 16 avril 2009

Lady Corsaire de Ruth Langan

Ruth Langan est la fondatrice d'un cercle littéraire situé à Détroit, cette passionnée de littérature a également cosigné le scénario de quatre films historiques et contemporains, et participé à l'écriture d'un livre pour enfants. Lady Corsaire est son seizième roman publié dans la collection Les Historiques.
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Angleterre, 1610. Fille adoptive d'un célèbre corsaire, Constance Thornhill a repris le flambeau et mène une double vie : corsaire pour le roi de France et demoiselle d'honneur de la reine d'Angleterre. Un jeu de masques qu'elle maîtrise à merveille - jusqu'à ce jour fatal où le destin la remet en présence de Rory MacLaren, un séduisant aristocrate écossais dont le visage lui est familier. Jadis capturé par son père, et galérien à bord de son navire, il a volé à Constance un baiser qui a mis le feu à sa mémoire...
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Mon avis :
Un peu de piraterie, très bien traitée d'ailleurs, et beaucoup de jeux d'espions à la cour d'Angleterre. Un savant mélange. Une lecture bien agréable, des personnages attachants, quoique l'héroïne - pour une ex-pirate - se laisse facilement manipulée, je lui aurait donné un peu plus de caractère ! Mais ça reste sympathique !

La Citadelle des Brumes d'Elaine Knighton

Passionnée d’histoire, Elaine Knighton voue un intérêt particulier à la civilisation et plus particulièrement à la musique celtique, qu’elle a longtemps étudiée au collège gaélique de l’île de Skye. Rien d’étonnant donc à ce que ses romans, souvent situés à l’époque médiévale, mêlent le réalisme de l’Histoire à la magie des légendes anciennes.
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Angleterre et Pays de Galles, 1180
Dans quelques minutes, elle serait une femme mariée… Un frisson parcourut Ceridwen à cette pensée et ses doigts se crispèrent sur le damas écarlate de son surcot. Oppressée, elle risqua un regard vers son promis. La lumière des torches faisait étinceler son glaive, ses éperons et le fermail en forme de dragon qui retenait sa cape. Le visage impérieux mais sombre, entièrement vêtu de noir et d’argent, Raymond de Beauchamp ressemblait à un prince. Ou plutôt, songea-t-elle, un prince endeuillé. Appréhendait-il leurs épousailles autant qu’elle-même ? Cela semblait improbable tant il était difficile d’imaginer pire situation que la sienne : elle, la Galloise rebelle, allait se lier pour toujours à un seigneur anglais. Elle acceptait ce mariage comme un sacrifice, s’offrant en martyr à la cause de son père, pour le salut de leur peuple. Et bientôt, son destin serait scellé. Il lui faudrait surmonter la frayeur viscérale que lui inspirait son seigneur et maître, et imposer sa présence à Rookhaven, Le Havre aux Corbeaux, cette lugubre forteresse crénelée qui recelait, disait-on, de tragiques secrets…
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Mon avis :
Il s'agit là d'un roman absolument bien écrit, l'histoire est racontée là d'une façon vraiment envoûtante, où flamboient les haines et les passions. On se croirait revenu à cette époque médiévale, car le vocabulaire, les termes, tout est employé pour faire un long voyage dans le passé.

La Danseuse du Temple de John Speed

John Speed est le pseudonyme d'un célèbre journaliste américain. Grand spécialiste de la période moghole, il a visité l'Inde à de nombreuses reprises et étudie l'histoire indienne depuis plus de trente ans. La Danseuse du temple est son premier roman.
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Inde, 1658. Lucinda, jeune noble portugaise vivant dans la colonie de Goa, n'a jamais quitté la ville et rêve d'aventures... Lorsqu'elle prend part à l'expédition qui doit conduire la sublime Maya, danseuse de temple, auprès du grand vizir de Bijapur à qui elle est offerte en présent, Lucinda sent enfin souffler un vent de liberté. Mais le périple n'est pas de tout repos et l'aventure tourne à la tragédie lorsque le cortège est attaqué par des bandits de grands chemins qui manquent de la violer. Sauvée in extremis par Pathan, un fier et mystérieux soldat indien, elle va connaître ses premiers émois amoureux tout en goûtant aux plaisirs de l'Inde, à ses couleurs et ses saveurs ensorcelantes... Une fresque historique époustouflante qui nous plonge dans l'atmosphère exotique de l'Inde du XVIIe siècle.
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Mon avis :
Un très beau roman historique, on se sent voyager avec les personnages, à dos d'éléphants, on goûte aux couleurs de l'Inde. C'est une fresque incroyable, un régal, couplée d'une très belle histoire d'amour, et d'amitié. Pour ceux qui aiment les romans d'aventures colorées à recommander !

lundi 23 février 2009

Magie de Pacotille de Kelley Armstrong

Kelley Armstrong (née en 1968) est canadienne. Elle a publié sept romans à ce jour, tous situés dans l’univers de Morsure, qui remportent un succès étourdissant aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Son œuvre se place dans la lignée d’Anne Rice et Laurell K. Hamilton. Découvrez l’imagination stupéfiante de la nouvelle reine du frisson.
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Magie de Pacotille
Paige Winterbourne est une sorcière. Ça ne se remarque pas tant que ça : elle n'a ni verrues ni la peau verte, et elle ne remue pas le nez quand elle jette des sorts. Non, la plupart du temps, elle n'est qu'une jeune femme normale de vingt-trois ans : elle travaille trop, s'inquiète de son poids, se demande si elle trouvera jamais un petit ami... Bon, d'accord, Savannah, l'adolescente qu'elle a adoptée, veut ressusciter sa mère adepte de magie noire... et elle est poursuivie par une semi-démone douée de télékinésie et une cabale de mages très puissants. Mais à part ça, Paige mène une vie tout à fait ordinaire. Enfin, jusqu'à ce que ses voisins découvrent sa vraie nature et que l'enfer se déchaîne. Littéralement.
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Mon avis :
Je ne l'ai pas fini pour la simple raison que c'était un cadeau, et que j'avais beau lire aussi vite que je pouvais il a bien fallu que je le donne ! En fait, pour ce que j'en ai lu (la moitié) c'est extra, on est pris dans l'intrigue et les déboires qui arrivent a la pauvre Paige, sorcière des temps modernes qui se dépatouille comme elle peut de toutes les charges qui pèsent sur ses épaules. Elle est assez rigolote... le livre est bourré d'humour, et c'est très agréable de lire un roman de sorcières qui se passe a notre époque ! J'ai hâte de pouvoir le contiuer !

samedi 15 novembre 2008

La Solitaire - dernière partie

L'un des lézards bondit à plusieurs mètres au dessus de nos têtes, comme s'il volait. Impressionnant ! Il atterrit derrière nous, je me tournais juste à temps et les armes commencèrent à s'entrechoquer. Ses yeux de reptile ne me lâchaient pas. Mon épée taillait, tranchait dans sa chair grise, mais rien n'y faisait... il continuait à riposter violemment, puis un deuxième apparut à ses côtés. Breval, quant à lui, tenait en respect ceux qui avaient pris l'offensive dans sa direction.

Tout en continuant le combat, je demandais à mon compagnon s'il y avait une façon de les vaincre. Je n'entendis pas de réponse mais un cri strident, puis la tête d'une des créatures rouler plus loin. Bien ! Au moins j'avais ma réponse ! Mais, pendant le court instant où j'avais tourné les yeux, je reçus un coup de sabre sur l'épaule et Lumineuse glissa sur le sol. Le lézard gris bondit, l'épée en avant. Par terre, je le vis haut dans le ciel, qui allait me retomber dessus. Mes muscles ne voulaient plus bouger. Je retins mon souffle. Je n'entendais plus aucun son... rien. Dans un geste désespéré, je me mis à rouler sur l'herbe. Le Domhnül retomba sur ses pieds. Dans son dos, je brandis l'épée que je venais de retrouver et lui coupai la tête.

Je me sentais épuisée, par ce long voyage, par le combat, par la blessure... il restait encore la moitié de l'élite, et Breval semblait faiblir aussi. Nous nous étions rapprochés de la porte et à présent étions côte à côte.
« Et si nous mourrons maintenant... vous ne retournerez jamais dans votre monde, même si près du portail... lui dis-je désespérée.
- Ils ne peuvent pas me tuer, alors ne vous inquiétez pas, ma chère, je traverserai ce passage ! »
Mon sang ne fit qu'un tour après cette remarque.
« Comment ? Ils ne peuvent pas vous tuez ! C'est bien la peine que je me décarcasse pour vous depuis le début, tiens ! » Je laissai retomber mon épée et sortis du combat. Les lézards ne comprenant pas, ne firent rien pour m'arrêter, et entreprirent donc de se jeter sur Breval, seul.
« Mais que faites-vous ? Ara ? cria la héros, assailli de toutes parts.
- Je m'en vais ! Je devais vous conduire ici, à la porte entre nos deux mondes, et c'est ce que j'ai fait... je peux donc retourner chez moi. »

Je fis quelques pas vers la forêt, silencieuse. Mais je ne me sentais pas bien, quelques chose en moi me hurlait que je mentais... j'étais lâche, depuis toujours j'étais lâche... Je tournai le yeux vers le combat. Breval en avait vaincu un autre. Ils n'étaient plus que quatre. Je fis demi-tour, discrètement je m'approchai d'eux. Je levai ma fidèle épée qui s'illumina, et dans un cri de guerre déchirant, je l'abattis sur les têtes qui restaient.

Fatiguée, je m'effondrai sur le sol. Breval s'agenouilla près de moi. Il me remercia avec un sourire, puis regarda ma blessure à l'épaule. Elle n'était pas très profonde, il me fallait du repos ou du moins éviter d'autre combat de ce genre. Je bus l'eau de mon outre et respirais lentement pour reprendre mes esprits.
« Et bien, que faites-vous encore ici, Breval ? La porte est maintenant dégagée... rentrez chez vous ! Ils doivent avoir besoin de vous de l'autre côté !
- Venez avec moi, une bonne guerrière est toujours la bienvenue ! » Je ne savais que penser de sa proposition. Où était ma place ? Je ne le savais pas exactement... mais, non, je ne pouvais pas l'accompagner. J'avais appris une chose importante, j'avais autrefois fui certaines choses et je souhaitais pouvoir les changer.

Je refusai donc gentiment de le suivre. Les adieux furent brefs, puis il marcha dans le grand cercle de bronze et disparu de l'autre côté quand l'image se brouilla. Je repris ce long voyage qui m'avait fait découvrir tellement de mon propre monde, dans l'autre direction... vers la forêt de Cérez... vers les grottes des Amazones...


La Solitaire - septième partie

Pendant cette conversation nous étions entrés dans le bois, un chemin était tout tracé. Nous le suivions depuis déjà un bon moment, tout était vraiment calme, trop normal même, pour un endroit aussi important qu'un portail entre deux mondes. De grands hêtres de trente mètres de hauteur se succédaient, se mélangeant avec les érables et d'autres sapins bien foncés. En sous bois, les buissons épineux et les ronces portaient de jolies baies rouges. Le sentier de terre déboucha dans une vaste clairière, au cœur du bois, comme je m'y attendais.



Au centre, se dressait un grand arc de cercle en bronze, planté dans le sol. Des runes et des inscriptions ornaient le métal. La porte était haute de quelques mètres et permettait le passage de plusieurs individus en même temps. De l'autre côté, une grande plaine descendait en pente douce, sous un beau soleil... c'était le monde de Breval, là, de l'autre côté. Cela paraissait calme pour un monde en guerre... mais peut-être était-ce une illusion créée par la porte. Un grand sourire éclairait le visage du héros... bientôt il serait chez lui !

J'étais assez surprise de voir que nul ne protégeait le portail, quand des créatures inconnues sortirent de derrière l'arc de bronze. Je n'avais jamais vu de choses semblable de ma vie ! Ils faisaient presque une tête de plus qu'un homme de taille normale, pour moi il s'agissait de gros lézards gris ou verts campés sur leur pattes arrières, mais ils portaient des cuirasses sur leur ventre, avaient des sabres, et dans les yeux un air redoutable. Breval m'apprit qu'ils venaient de son monde, que leur nom était Domhnül, et qu'il s'agissait d'une élite experte dans le maniement des sabres.

Ils se rapprochaient de nous, faisant de grands mouvement de bras avec leurs armes, histoire de nous dissuader d'emprunter la porte. Je sorti mon épée, Breval fit de même. Ils étaient dix... avions-nous une seule chance d'arriver à nos fins ?